Publié le : 22/03/2026 - 07:55Modifié le : 23/03/2026 - 00:18 Les Français se sont rendus aux urnes, dimanche, pour départager les candidats au second tour des élections municipales 2026. Déroulement du scrutin, la participation, les faits marquants de cette journée de vote... Revivez le second tour de ces municipales 2026. Merci de l'avoir suivi. L'essentiel de ce second tour des municipales 2026 est à retrouver ici. À Toulouse, le candidat LFI François Piquemal a reconnu sa défaite face au "maire macroniste soutenu par l'extrême droite" Jean-Luc Moudenc. "Cette campagne fut belle, populaire et heureuse", écrit-il sur ses réseaux sociaux. Lucie Castets, ex-candidate de la gauche pour Matignon, a été élue dimanche maire du XIIe arrondissement, où elle avait remplacé au pied levé la maire écologiste sortante Emmanuelle Pierre-Marie, épinglée pour son management jugé toxique. Elle a totalisé 41,85% des voix devant la candidate de l'union de la droite et du centre Valérie Montandon (22,52%) et Clara Chassaniol (11,94%), candidate Horizons/Renaissance qui avait refusé la fusion dans cet arrondissement, contrairement à la liste centrale de Pierre-Yves Bournazel. Laurence Ruffin, à la tête d'un collectif de partis écologistes et de gauche, a remporté dimanche la mairie de Grenoble, battant l'ancien maire Alain Carignon (LR), qui était arrivé en tête au premier tour. Elle a obtenu 56,59 % des voix, contre 43,41 % pour son rival et devrait ainsi devenir la première femme maire de la capitale des Alpes, selon des résultats provisoires portant sur l'ensemble des bureaux. Elle succèdera à l’Écologiste Éric Piolle, qui ne se représentait pas et qui lui avait apporté son soutien. Sofienne Karroumi, à la tête des trois listes de gauche ayant fusionné dans l'entre-deux-tours, a annoncé dimanche soir sa victoire à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), fief historique de la gauche où la maire sortante UDI Karine Franclet a été largement battue. Les Écologistes ont perdu dimanche l'un de leurs plus vieux bastions, la ville de Bègles (30 000 habitants), près de Bordeaux, qu'ils dirigeaient depuis 1989. Le maire sortant Clément Rossignol Puech a recueilli 48,93 % des voix contre 51,07 % à son adversaire Christian Bagate, qui se revendique sans étiquette mais siégeait avec les élus de centre-droit à la métropole lors de la précédente mandature. Jean-Michel Aulas a annoncé dimanche avoir déposé un recours pour contester la réélection du maire écologiste Grégory Doucet à Lyon "compte tenu des nombreuses irrégularités commises pendant le scrutin". "Les résultats sont beaucoup plus serrés que ne l'avaient annoncé les médias et le maire sortant", avec moins de 1 500 voix d'écart, a assuré l'ex-patron de l'Olympique lyonnais. "A l'heure actuelle, on ne sait pas qui a gagné Lyon", a-t-il insisté. L'ancien ministre Benoist Apparu, maire divers droite de Châlons-en-Champagne depuis 2014, a été réélu de justesse devant le candidat du RN Achille Bisiaux dimanche lors d'une quadrangulaire au second tour des municipales. Le candidat socialiste de l'union de la gauche hors LFI Frédéric Fauvet a gagné à Amiens dimanche au terme d'une quadrangulaire, devançant le maire sortant Hubert de Jenlis (divers centre), qui était notamment soutenu par Horizons et LR. La députée RN Alexandra Masson a été élue dimanche à Menton, à la frontière italienne, profitant des divisions provoquées à droite par les échecs des sortants et l'arrivée imprévue de Louis Sarkozy. Ancienne militante UMP passée à l'extrême droite, réélue dès le premier tour avec 56% des voix aux législatives de 2024, cette avocate de 54 ans l'a emporté aux municipales avec 49,09% des voix, après avoir atteint 36,5% au premier tour. "Dans un tour d’horizon sur le deuxième tour des élections municipales" publié sur son blog, Jean-Luc Mélenchon a estimé que "cette journée de vote aura confirmé et amplifié la percée au premier tour des listes présentées par le Mouvement insoumis". Selon lui, "L’enseignement est clair : la France insoumise permet des victoires populaires et fait avancer la gauche quand les diviseurs du PS et de Place Publique la font reculer". Il a également regretté que "les discours de division du Parti socialiste" ont "empêché de conserver ou de faire basculer à gauche" des villes comme Toulouse, Besançon, Clermont-Ferrand ou Limoges. "Pire encore, à Angoulême, le maintien d’une liste Place Publique empêche la reprise de la ville par la gauche insoumise et communiste et la défaite de la droite", a-t-il déploré. Cas rarissime dans une petite ville de Seine-Maritime : à Val-de-Scie, deux listes sont arrivées en tête avec le même nombre de 642 voix et ont été départagées en fonction de la moyenne d'âge la plus élevée, a annoncé la préfecture. "À l'issue du recomptage des bulletins, la liste conduite par Christian Suronne, maire sortant, et la liste conduite par Adèle Bourgis sont arrivées à une égalité parfaite de 47,35 %, avec 642 voix chacune", selon un communiqué de la préfecture de Seine-Maritime. Le code électoral prévoit qu'en cas d'égalité "la moitié des sièges à pourvoir sont attribués à la liste dont les candidats ont la moyenne d'âge la plus élevée". Ainsi, à l'issue d'un calcul complexe, la liste conduite par Christian Suronne, dont la moyenne d'âge est de 57 ans, détient 21 sièges, contre 6 pour la liste d'Adèle Bourgis, (48 ans de moyenne d'âge), d'après la même source. Sandrine Berno Dos Santos a été réélue dimanche maire de Poissy (Yvelines) avec 52,95 % des voix, a indiqué la mairie sur sa page Facebook, l'emportant face à Karl Olive, député Renaissance proche d'Emmanuel Macron. Ce dernier, ancien journaliste sportif, a lui-même été maire de Poissy à partir de 2014 et avait cédé sa place à Sandrine Berno Dos Santos en 2022, à son arrivée au Palais Bourbon. Charles Hittler, maire sortant sans étiquette de la petite ville d'Arcis-sur-Aube, a été réélu dimanche à l'issue d'une triangulaire qui l'opposait notamment à un autre candidat sans étiquette du nom d'Antoine Renault-Zielinski, selon les résultats du ministère de l'Intérieur. Charles Hittler, sans étiquette mais plutôt centre-droit proche d'Horizons, a obtenu 40,59 % des voix dans cette commune de 2 800 habitants, ce qui lui permet de devancer Annie Soucat, deuxième (31,49 %), et Antoine Renault-Zielenski, sans étiquette à la tête d'une liste décrite comme souverainiste et soutenue par Florian Philippot (27,92 %). Des médias nationaux et même internationaux se sont largement emparés de l'histoire en raison des patronymes des deux candidats. "Les Lyonnaises et les Lyonnais ont choisi par leur vote de maintenir une trajectoire responsable et républicaine, généreuse et universelle pour notre territoire et ses habitants", s’est réjoui l’écologiste Grégory Doucet, à Lyon, alors que les estimations le créditent d'une courte avance sur son rival Jean-Michel Aulas. Christian Estrosi (Horizons), battu par Éric Ciotti (UDR-RN) pour la mairie de Nice, a annoncé dimanche soir, les larmes aux yeux, qu'il abandonnait la vie politique niçoise. "Aujourd'hui, une page se tourne. Ce soir je vous dis au revoir. Mais pas adieu (...). J'ai tout donné de moi. Je vais désormais prendre le recul nécessaire, me consacrer un peu plus à ma famille et songer à d'autres défis", a-t-il déclaré devant plusieurs dizaines de colistiers et soutiens réunis à sa permanence de campagne. "Le mandat de maire de Nice était la clé de voûte de mon engagement politique. Après la transition républicaine, je n'exercerai pas mes mandats" de conseiller municipal et à la métropole, a-t-il ajouté. Ni lui ni son équipe de campagne n'ont précisé s'il comptait continuer à honorer son mandat de président délégué du conseil régional. La France insoumise revendique, dimanche soir, la victoire de son candidat Abdelkader Lahmar à Vaulx-en-Velin, dans le Rhône, face notamment à la maire sortante, la socialiste Hélène Geoffroy. François Hollande a dénoncé dimanche "l'impasse" dans laquelle la "direction du PS" a selon lui mené le parti, en défendant "l'union pour l'union" au second tour des municipales, sans pour autant définir "une ligne". Le premier secrétaire du PS "n'a pas su fixer de règles claires pour les accords, ni exercer l'autorité nécessaire pour dire ce qui était acceptable et ce qui ne l'était pas", a regretté l'ex-président de la République, visant sans les nommer explicitement les alliances avec LFI. "C'est aussi l'impasse de sa ligne : celle de l'union pour l'union", a-t-il ajouté, appelant à "ouvrir maintenant" un débat au sein du PS, car "le temps de la clarification est venu". François Ruffin, candidat à la primaire de la gauche pour l'élection présidentielle, a fustigé dimanche, en marge des municipales, les "petits marquis et marquises de la politique" à gauche, appelant à l'union face à l'"iceberg" du Rassemblement national en 2027. "Ce que je viens de dire ce soir, c'est 'Déconne pas la gauche"", a lancé le député de la Somme au micro de TF1. "Je vis avec dans ma tête un compte à rebours : on a 385 jours (avant la présidentielle, NDLR) et en face il y a un iceberg, (...) le Rassemblement national", a commenté le fondateur de Debout !. "On est à bord du Titanic et ce que j'entends ce soir sur vos plateaux télé, c'est des capitaines qui sont en train de se déchirer, de se bagarrer pour obtenir le gouvernail", a-t-il ajouté, en commentant les désunions à gauche, notamment entre socialistes et insoumis.
Municipales : la gauche conserve Paris, Marseille et Lyon, le RN l'emporte dans plusieurs petites villes