Municipales à Paris : Grégoire en tête devant l'ex-ministre Dati, Chikirou et Bournazel qualifiés (estimations)

Municipales à Paris : Grégoire en tête devant l'ex-ministre Dati, Chikirou et Bournazel qualifiés (estimations)
Municipales à Paris : Grégoire en tête devant l'ex-ministre Dati, Chikirou et Bournazel qualifiés (estimations) | france24.com

Parisiennes et Parisiens se rendaient aux urnes, dimanche, pour choisir qui succédera à Anne Hidalgo. Le premier tour de ce scrutin s'annonçait particulièrement indécis, avec cinq candidats qui pourraient se qualifier au second tour. Cette page sera mise à jour dans la soirée avec les résultats officiels et les principaux enseignements à retenir. Découvrez les premières estimations. Publié le : 15/03/2026 - 07:05Modifié le : 15/03/2026 - 23:40 Enjeu capital. Scrutin le plus attendu des élections municipales en France, la bataille pour Paris, après des semaines de campagne agitées et parfois tendues, va délivrer, dimanche 15 mars, les noms des candidats qualifiés pour le second tour. La droite espère ravir la mairie à la gauche, aux manettes depuis 2001. Mais la gauche, dont l'union hors La France insoumise est inédite, est en mesure de conserver Paris. Le suspense est total avec potentiellement cinq candidats – Pierre-Yves Bournazel (Horizons), Sophia Chikirou (La France insoumise), Rachida Dati (Les Républicains), Emmanuel Grégoire (Parti socialiste), Sarah Knafo (Reconquête) – qui pourraient accéder au second tour et ainsi donner lieu à une quinquangulaire. En directSuivez le premier tour des Municipales 2026 Emmanuel Grégoire, à la tête d'une alliance Parti socialiste (PS)-Les Écologistes-Parti communiste français (PCF), est crédité de 35 % à 36 % des voix, devançant nettement Rachida Dati, candidate Les Républicains (LR) et MoDem, donnée à au moins dix points derrière à environ 25 %, selon trois instituts de sondage. Un score bien plus bas pour l'ex-ministre de la Culture et maire du VIIe arrondissement que ce que prédisaient les sondages durant la campagne. Et un premier résultat très encourageant pour la gauche, qui pouvait craindre l'expression dans les urnes d'une envie d'alternance plus forte après 25 ans de règne socialiste. "Les Parisiennes et les Parisiens nous ont placés largement en tête de ce premier tour", s'est félicité le député socialiste devant les journalistes. "La division affaiblit le camp de l'alternance et du changement", a quant à elle déploré Rachida Dati depuis son QG parisien. "La victoire est possible, elle a une exigence, c'est le rassemblement et la mobilisation", a ajouté la candidate, alors que Pierre-Yves Bournazel (Horizons-Renaissance) peut se maintenir au second tour, ainsi que possiblement Sarah Knafo (Reconquête !), créditée d'environ 10 % des suffrages selon plusieurs instituts, soit la barre pour candidater dimanche prochain. À lire aussiMunicipales 2026 : succès du RN et de LFI au premier tour, les grandes manœuvres commencent Selon les trois instituts de sondage, Sophia Chikirou (La France insoumise, LFI) est également qualifiée pour le second tour. La députée Insoumise a annoncé, sans surprise, qu'elle se maintiendrait au second tour si Emmanuel Grégoire refusait une fusion. Le député PS a toujours refusé une alliance avec LFI, "quelles que soient les circonstances", a-t-il rappelé il y a quelques jours. "Rien n'est fait", a averti l'ex-premier adjoint de la maire sortante Anne Hidalgo. "Dimanche prochain, la droite et l'extrême droite peuvent l'emporter à Paris", a poursuivi Emmanuel Grégoire en appelant "tous les électeurs du camp républicain, du camp du progrès, quel qu'ait été leur choix ce dimanche, à soutenir la liste que nous portons". Pierre-Yves Bournazel ne s'est pas encore exprimé sur ses intentions, pas plus que Sarah Knafo, alors que, à droite, la question des alliances devrait être au cœur des débats de l'entre-deux-tours. Les éventuelles fusions de listes devront être opérées avant mardi à 18 h. Les élections municipales ont lieu les 15 et 22 mars. Les conseillers municipaux sont élus au suffrage universel direct pour six ans, puis le maire est élu par le conseil municipal, et non directement par les électeurs. À Paris, comme à Lyon et Marseille, une réforme du mode de scrutin votée en 2025 entre en vigueur pour ces municipales. Jusqu'à présent, les électeurs votaient pour une liste au sein de leur arrondissement. Les premiers élus de chaque liste siégeaient ensuite à la fois dans le conseil d'arrondissement et au conseil de Paris. Désormais, les Parisiens votent deux fois, dans deux urnes distinctes : une première fois pour élire leur conseil d'arrondissement et une seconde fois pour élire le conseil municipal, et donc le futur maire de Paris. Pour afficher ce contenu , il est nécessaire d'autoriser les cookies de mesure d'audience et de publicité. Pierre-Yves Bournazel (Horizons, Renaissance, Les Centristes, Le Nouveau Centre, Cap21, Mouvement écologiste indépendant) Blandine Chauvel (Nouveau Parti anticapitaliste-révolutionnaires) À lire aussiLa bataille pour Paris : Bournazel, Knafo et Chikirou donnent des sueurs froides aux favoris Lors des élections municipales de 2020, la candidate socialiste Anne Hidalgo était arrivée en tête d'un premier tour marqué par une forte abstention liée à l'arrivée en France de la pandémie de Covid-19. Déjà candidate, Rachida Dati (Les Républicains) était arrivée en deuxième position, suivie par Agnès Buzyn (La République en marche), David Belliard (Europe Écologie-Les Verts) et Cédric Villani (dissident LREM). En raison de la crise sanitaire, le second tour s'était déroulé plusieurs mois plus tard. L'alliance de gauche menée par Anne Hidalgo était arrivée largement en tête pour conserver la mairie. En attendant, notre direct suit le scrutin, la participation, les faits marquants et les premières remontées en provenance de la capitale et des autres grandes villes françaises.