Publié le : 15/03/2026 - 06:55Modifié le : 15/03/2026 - 14:10 Pour afficher ce contenu YouTube, il est nécessaire d'autoriser les cookies de mesure d'audience et de publicité. Une extension de votre navigateur semble bloquer le chargement du lecteur vidéo. Pour pouvoir regarder ce contenu, vous devez la désactiver ou la désinstaller. Moins de 20 % des électeurs s'étaient rendus aux urnes dimanche à la mi-journée pour le premier tour des élections municipales, un chiffre en retrait par rapport à 2014, pour ce scrutin très indécis dans plusieurs grandes villes et qui promet de vifs débats sur les alliances d'entre-deux-tours. Suivez tous les faits marquants de la journée avec notre direct. Près des deux tiers (63%) des maires sortants se représentent, selon une enquête du Cevipof. Une baisse de près de dix points par rapport à 2014 où 72 % des maires sortants s'étaient représentés. En 2020, ils étaient 69 %. Dans une très large majorité de communes, les listes sont sans étiquette politique. Par ailleurs, certains candidats sont soutenus par un parti mais sans être officiellement investis, ce qui rend la comptabilisation complexe. Le Parti socialiste est présent dans 2 960 communes, dont 1 306 où la liste est directement conduite par le PS. La France insoumise indique être "dans 504 communes, dont 380 où la liste est conduite par LFI". Les Écologistes dénombrent "199 têtes de liste". Le Rassemblement national revendique 763 listes, dont 601 investies sous ses propres couleurs et 162 "en soutien", selon Julien Sanchez, directeur de campagne du parti pour ces élections. Côté Renaissance, "360 têtes de liste sont engagées". LR n'a pas communiqué ses chiffres. Le taux de participation au premier tour des élections municipales était de 19,37 % à 12 heures en France métropolitaine, en hausse de près d'un point par rapport à 2020, année du Covid, mais en baisse de près de 4 points par rapport au scrutin de 2014 à la même heure, a indiqué le ministère de l'Intérieur. Au premier tour des élections municipales de 2020, qui s'était déroulé en période de Covid, le taux de participation à 12 heures s'était établi à 18,38 %, en forte baisse par rapport au scrutin précédent de 2014. En 2014, le taux de participation au premier tour était de 23,16 %, taux comparable à celui du premier tour des municipales de 2008 qui était de 23 %, selon les données du ministère. À 12 h, le taux de participation en France métropolitaine atteint 19,37 %, en hausse de près d'un point par rapport à 2020, année du Covid, mais en baisse de près de 4 points par rapport au scrutin de 2014 à la même heure, a indiqué le ministère de l'Intérieur. Au premier tour des élections municipales de 2020, qui s'était déroulé en période de Covid, le taux de participation à 12 h s'était établi à 18,38 %, en forte baisse par rapport au scrutin précédent de 2014. En 2014, le taux de participation au premier tour était de 23,16 %, taux comparable à celui du premier tour des municipales de 2008 qui était de 23 %, selon les données du ministère. Un quart des têtes de listes sont des femmes. Si elles restent nettement moins nombreuses que les hommes, l'écart s'est très légèrement resserré par rapport à 2020 (23 %). Le scrutin à liste paritaire, c'est-à-dire composée alternativement d'une femme et d'un homme, a été élargi pour cette élection aux communes de moins de 1 000 habitants. Début 2022, la part des femmes dans les conseils municipaux était de 42,2 %. Seules deux maires sur dix étaient des femmes ; 33 % occupaient le poste de première adjointe, d'après le ministère de l'Intérieur. La réforme de la loi dite "PLM" (Paris, Lyon, Marseille) votée en 2025 a changé les modes de scrutin des trois villes les plus peuplées de France. À Paris et Marseille, les habitants vont voter deux fois : d'abord pour les conseillers d'arrondissement, puis pour les conseillers municipaux qui éliront directement le futur maire. Cette nouvelle organisation a un coût : dans la capitale, le budget du nouveau scrutin municipal va doubler, tout comme le nombre de bureaux de vote, qui passe de 903 à 1 806. À Lyon, les électeurs devront glisser dans l'urne trois bulletins, en ajoutant celui pour la Métropole. Environ 900 000 candidats se présentent au premier tour, répartis sur quelque 50 000 listes, selon le ministère de l'Intérieur. Dans le pays, 68 communes n'ont enregistré aucune candidature. Le préfet désignera une équipe transitoire jusqu'à ce qu'un conseil municipal soit élu, ou que la commune soit fusionnée avec une autre. En 2020, 106 communes étaient sans candidat. L'ancien Premier ministre et président d'Horizons Edouard Philippe, qui a fait de sa réélection au Havre un prérequis à sa candidature à la présidentielle de 2027, a été l'un des premiers responsables politiques à voter peu après 8 heures. Dans de nombreuses communes, notamment rurales, le maire constitue le "premier guichet de l'État", souligne notre journaliste James André. À mesure que certains services publics disparaissent dans ces territoires, la mairie s'impose de plus en plus comme un lieu central de la démocratie locale et de la présence de l'État auprès des citoyens. Un collectif de collaborateurs et d'assistants parlementaires réclament, dans une tribune publiée vendredi dans Libération, que les candidats aux municipales s'engagent contre le harcèlement moral dans l'exercice du pouvoir. Ce collectif rappelle que les maires et élus municipaux sont aussi des "managers", qui parfois ont des comportements de harcèlement moral vis-à-vis de leur collaborateurs. "La manière dont les élus traitent leurs équipes est aussi une question démocratique", soulignent les signataires, affirmant que "beaucoup de listes aux municipales comptent encore des élus dont les pratiques managériales abusives sont connues par leurs partis". Dans les grandes villes, à commencer par Paris et Marseille, l'incertitude domine quant à l'issue du scrutin. La droite ambitionne de mettre fin à 25 années de domination d'une gauche toujours résistante dans la capitale, tandis que le Rassemblement national (RN) espère ravir la seconde ville de France. Le scrutin va aussi permettre aux formations politiques de mesurer leur ancrage et leur dynamique électorale en vue de la présidentielle et des législatives de 2027. Grande inconnue de ce scrutin : la participation. Elle sera certes nettement plus forte qu'en 2020, où la pandémie de Covid-19 avait massivement dissuadé les électeurs, notamment âgés. Mais sera-t-elle suffisante pour enrayer la lente érosion observée d'élection en élection (de 78,4 % en 1983 à 63,6 % en 2014), particulièrement chez les jeunes et les habitants des quartiers populaires ? Le ministère de l'Intérieur fournira des chiffres provisoires de participation à midi, puis à 17 h. En ce dimanche 15 mars, les électeurs de France sont appelés à voter dans les quelque 35 000 communes françaises pour le premier tour des élections municipales. L'éventuel second tour est fixé une semaine après le premier, soit le 22 mars. Les bureaux de vote seront ouverts de 8 h à 18 h dans la plupart des communes. Ils ne ferment qu'à 20 h à Paris, Marseille et Lyon. À lire aussiRetrouvez notre dossier sur les municipales 2026 Les électeurs choisissent leurs conseillers municipaux, élus pour six ans au suffrage universel direct. Ces derniers éliront le maire de la commune. Près de 48,7 millions d'électeurs sont inscrits sur les listes, environ 2 millions de plus qu'en 2020, d'après l'Insee. Parmi les 358 000 étrangers européens inscrits, les Portugais sont les plus nombreux. Environ 900 000 candidats se présentent au premier tour, répartis sur quelque 50 000 listes, selon le ministère de l'Intérieur. Près des deux tiers (63 %) des maires sortants se représentent, selon une enquête du Centre de recherches politiques de Sciences Po (Cevipof). Une baisse de près de dix points par rapport à 2014, année durant laquelle 72 % des maires sortants s'étaient représentés. En 2020, ils étaient 69 %. Dans les grandes villes, à commencer par Paris et Marseille, l'incertitude domine quant à l'issue du scrutin. La droite ambitionne de mettre fin à 25 années de domination d'une gauche toujours résistante dans la capitale, tandis que le Rassemblement national (RN) espère ravir Marseille, la seconde ville de France. Le scrutin va aussi permettre aux formations politiques de mesurer leur ancrage et leur dynamique électorale en vue de la présidentielle et des législatives de 2027. Les résultats seront ajoutés à cette au fil de la soirée à partir des données officielles.
🔴 Municipales 2026 en direct : le taux de participation à midi pour la France métropolitaine est de 19,37 %