« Je vais m’occuper » de Cuba : Donald Trump promet un « grand changement » de l’île communiste

Le président américain ‌a déclaré, samedi, que le régime cubain, qui vit, selon lui, « ses derniers moments », souhaitait conclure un accord et que des négociations ‌à cette fin étaient en cours avec le secrétaire d’Etat, Marco Rubio.

« Je vais m’occuper » de Cuba : Donald Trump promet un « grand changement » de l’île communiste
« Je vais m’occuper » de Cuba : Donald Trump promet un « grand changement » de l’île communiste | lemonde.fr

Donald Trump, qui multiplie, ces derniers temps, les déclarations offensives concernant Cuba, a affirmé, samedi 7 mars, que l’île communiste « vivait ses derniers moments » et a prédit un « grand changement ». En pleine guerre en Iran, le président américain a officiellement lancé, samedi, avec plusieurs alliés d’Amérique latine une « coalition militaire » pour « éradiquer » les cartels, à coups de missiles si besoin. Douze dirigeants, pour certains, adeptes enthousiastes de la rhétorique nationaliste du président américain, l’ont rejoint au golf Trump National Doral, à Miami, lors du sommet Shield of the Americas (« bouclier des Amériques »), dont le président argentin, Javier Milei, et son homologue du Salvador, Nayib Bukele. « Je vais m’occuper » de Cuba, a encore affirmé Donald Trump pendant ce sommet, en évoquant en termes vagues des négociations en vue d’un possible « accord ». « Ils veulent ‌négocier, et ils ⁠négocient ‌avec Marco [Rubio], moi-même et ‌d’autres, et je ​pense qu’un accord pourrait être conclu ‌très facilement avec Cuba », a dit Donald Trump, qui estime que l’île est « au bout du rouleau ». En réponse, le président cubain, Miguel Díaz-Canel, a qualifié de « néocolonial » le sommet. « Le petit sommet réactionnaire et néocolonial de Floride, convoqué par les Etats-Unis avec la participation de gouvernements de droite [d’Amérique latine], engage ceux-ci à accepter l’usage létal de la force militaire américaine pour résoudre des problèmes internes, ainsi que pour assurer l’ordre et la tranquillité de leurs pays », a-t-il écrit sur X. Cuba fait face à une grave crise économique et énergétique liée à la fin de ​l’approvisionnement en pétrole en provenance du Venezuela et aux menaces de Washington à l’encontre de tout pays qui serait tenté de ‌vendre du ‌pétrole ⁠à ​l’île communiste. Le président des Etats-Unis a quitté la Floride après son allocution pour rejoindre la base aérienne de Dover (Delaware), où il a accueilli les dépouilles des six premiers soldats américains tués dans la guerre contre l’Iran. Le Monde avec AFP